Et demain, une économie circulaire et régénérative ? 

Demain, l’économie sera circulaire ou ne sera pas ! PSA, La Poste, L’Oréal… tous ou presque s’y mettent ou accélèrent dans cette voie ! Gage de durabilité si elle se veut inclusive, l’économie circulaire est une stratégie de relance économique prise très au sérieux…

Comment en finir avec les externalités négatives des entreprises ? Indigo Marketplace a son idée sur la question ! La société basée à Boston est en passe de révolutionner le secteur de l’agriculture. Ce qui lui vaut d’être classée parmi les 50 entreprises les plus disruptives de l’année 2019 selon CNBC. Mais que propose-t-elle ? Indigo Marketplace développe des procédés naturels pour des cultures durables (traitement de semences avec des microbes), met en relation acheteurs et agriculteurs et incitent ces derniers à séquestrer leur carbone avec des sous ! Bref, la jeune société américaine, nouvelle chérie des investisseurs, ne cesse de grandir avec un argument de poids, atteindre des objectifs de durabilité dans un secteur particulièrement problématique pour notre climat

Votre cousin déménage et n’a pas les moyens de se procurer un nouveau canapé ? Eh bien, aux États-Unis, il pourrait louer ses meubles sur Feather, la startup qui veut « relever le défi logistique de la vie urbaine »  ni plus ni moins ! Et pour cause, l’entreprise a pensé à tout : elle récupère, répare, nettoie tous les meubles qui passent entre ses mains. Quand on pense qu’on jette près de 1,7 million de tonnes de meubles chaque année en France, soit 25 paquebots, l’avenir est définitivement aux entreprises qui empêcheront ces insoutenables gâchis.

Et demain, une économie plus solidaire ?

S’il y a une leçon à retenir de la crise sanitaire provoquée par le Covid-19, c’est peut-être l’extraordinaire solidarité des Français. Ils se sont entraidés, applaudis, soutenus matériellement comme psychologiquement. Maintenant, aux acteurs économiques de prouver qu’ils peuvent en faire tout autant ! 

Karma, To Good To Go, vous connaissez ? Vous savez, ces applications qui nous permettent de récupérer des petits paniers d’invendus à prix cassés chez nos commerçants de quartier ? Eh bien, si elles se veulent pratiques et économiques pour nous, elles représentent aussi un manque à gagner certain pour les personnes en situation de précarité. C’est à partir de ce constat que HopHopFood a décidé de trouver une solution ! Avec son application, les commerçants peuvent désormais donner gratuitement des produits à des personnes qui en ont le plus besoin. Aujourd’hui, HopHopFood cherche des entreprises pour multiplier son impact. Une économie qui pense à tous et à toutes, c’est cela une économie solidaire

Amazon ? C’est pratique et rapide mais derrière l’implacable logistique, se cachent des pratiques qui ne correspondent pas toujours aux aspirations des Français. Dérives de surconsommation, automatisation et perte de l’emploi, provenance des produits, conditions de travail… l’entreprise de Jeff Bezos doit encore progresser sur tous les aspects sociétaux et environnementaux de son entreprise. Rien de tout cela chez le site e-commerce Achetez-GrandNancy.fr ! La métropole a trouvé la parade pour éviter que ses commerçants souffrent devant les arguments du géant. Livraison en vélo ou en voiture électrique, click and collect… le site a de quoi montrer les muscles face au géant logistique avec une approche locale et solidaire. Encore plus forte que les algorithmes ?

Saviez-vous que les Français consacrent 100 à 400 euros par mois et par personne en alimentation ? Un budget lourd pour certains foyers en difficulté, comme les mères célibataires, les étudiants, les chômeurs ou encore les personnes âgées avec des petites pensions… Une insupportable précarité alimentaire qui explose à la suite de la crise sanitaire qui malheureusement fragilise beaucoup trop de nos concitoyens. Pour y faire face, l’Association Nationale des Épiceries Solidaires (ANDES) a lancé un fonds de soutien et de développement d’1 million d’euros pour créer 100 nouvelles épiceries solidaires sur le territoire. Une épicerie solidaire permet aux bénéficiaires d’acheter leurs produits pour un coût entre 10% et 30% de leur valeur marchande. Aujourd’hui les bénéficiaires en ont plus que jamais besoin et l’association nationale compte sur les entreprises et les fondations pour parrainer de nouvelles épiceries. Alors, prêt·e à être solidaire ? On attend plus que vous ! 

Et demain, des achats plus éclairés ?

Consommer en accord avec ses valeurs, offrir à tous la capacité de changer, de transformer le monde… voilà à quoi aspirent les Français toujours plus soucieux de prendre leur part et de comprendre ce qui se joue derrière leurs achats et leurs actions. Et la tech, en la matière, a beaucoup, beaucoup à offrir…

«C’est quoi ce produit ? » Yuka, ShopAdvizor, Greenly, UFC-Que choisir qui va bientôt lancer la sienne… S’il y a quelque chose qui donne des sueurs froides en ce moment aux dirigeants, c’est peut-être bien cette batterie d’applications qui apportent tout un tas d’informations cruciales aux consommateurs.  À l’instar de Helios, une jeune fintech qui va lancer un compte courant « vert », avec la promesse qu’aucun euro n’ira dans des entreprises polluantes. Peu habituées à autant de transparence, les entreprises doivent ainsi se dépêcher d’être en conformité avec les désirs des clients. Et Moralscore enfonce le clou avec son application qui oriente vos achats en fonction de votre profil et donc de vos valeurs. Un petit quiz (« Ma Conso ») propose d’indiquer ses habitudes d’achat sur différents secteurs (supermarchés, assurance, banque, tech, habillement, énergie…) et calcule l’adéquation du « Moralscore » de la marque et de l’utilisateur ou l’utilisatrice. Bref l’éthique monte et on veut la voir sur l’étiquette !

Citons aussi la collecte de 6 millions d’euros réalisée en deux semaines par le développeur d’énergies renouvelables Amarenco, afin de financer l’acquisition d’un parc de centrales solaires dans le Sud-Est de la France, via Lendopolis, la plateforme de financement participatif rémunéré entre entreprises et particuliers du Groupe KissKissBankBank & Co. La puissance du crowd n’a pas fini de nous étonner et de tout transformer… 

Et demain, une économie plus inclusive ?

Plus que jamais, les acteurs vont devoir repenser nos modèles économiques pour qu’ils n’oublient personne sur les routes escarpées par la crise. C’est simple, 92% des Français veulent que leur entreprise s’engage dans l’économie positive. Inclusion, redistribution des bénéfices, contribution à un monde meilleur… et si on revoyait tous nos copies ? Existe-il meilleur moment qu’une crise pour changer ? Citoyens, consommateurs, travailleurs, ils sont les trois en même temps… et, eux, sont prêts ! 

Dans nos zones urbaines et même moins urbaines, le vélo fait un retour en force ! Les acteurs sont en ordre de bataille pour en faire une filière économique prospère et durable. Et si on profitait de cet engouement pour penser inclusif ? À l’instar de l’Institut national du cycle et du motocycle (INCM) au Bourget, près de Paris où dix chômeurs de 24 à 55 ans sont en train d’apprendre à dévoiler une roue ? Jean Le Naour, directeur du centre de formation, espère ainsi réinsérer 60 à 80% de ces chômeurs en formation. Être inclusif ce n’est pas seulement offrir 1% de son CA à une association, c’est offrir sur sa chaîne de valeur la possibilité à certaines personnes éloignées de l’emploi de s’épanouir dans une activité, d’apprendre encore et de se sentir utile. Les entreprises peuvent « faire société » quand elles font avec la société… 

L’inclusion ? Le Forum Economique Mondial en a fait une boîte à outils à destination des dirigeants. L’enjeu ? Les guider de façon à intégrer davantage de diversité, d’équité et d’inclusion dans leur organisation « alors qu’ils s’apprêtent à sortir de la crise liée à la pandémie de Covid-19 » dit l’institution. Petit rappel, France Stratégie a évalué à 150 milliards d’euros de PIB le coût économique des discriminations au travail en France (2016). Et si on commençait par avancer sur ce dossier ?