Touchée au cœur par la crise, la culture aura subi non seulement le confinement le plus long, mais aussi un déconfinement des plus progressifs. La gangue se desserre désormais mais le choc, d’ampleur inédite, laissera de profondes cicatrices. Un premier chiffrage du ministère de la Culture estime la perte de chiffre d’affaires 2020 à 22,3 milliards d’euros, pour un secteur qui pèse 2,3% du PIB national et emploie, directement ou indirectement, 1,3 million d’individus.

Mais les arts et la culture nous auront aussi permis de tenir, souvent entre quatre murs, et de supporter le confinement. De nouvelles habitudes se sont créées, notamment permises par le numérique et les plateformes. Nos pratiques culturelles s’en trouveront-elles définitivement changées ? Retrouverons-nous le goût de nous réunir à l’ère de la distanciation sociale ? La création se trouvera-t-elle transformée par l’épisode ? Comment peut-elle se saisir des enjeux de l’époque, rendus plus criants encore par la crise ?

Toutes ces questions, et bien d’autres encore, nous les explorerons dès lundi prochain, dans une quinzaine Et Demain Notre ADN consacrée à la culture. De nombreux invités et contributeurs se joindront à nous : le collectif de chercheur·euse·s en sciences sociales Païdeia, Jan Kolar de l’agence 28° Design, Paul Rondin, directeur délégué du Festival d’Avignon, Mathieu Potte-Bonneville, philosophe et directeur du Pôle Culture et Création du Centre Pompidou…

Et mardi 7 juillet à 12h, nous recevrons Olivier Py, directeur du Festival d’Avignon afin d’évoquer l’annulation de l’un des plus grands festivals de spectacle vivant au monde, mais aussi les dispositifs alternatifs mis en place par ses équipes, et sa vision sur les perspectives de réinvention de tout un secteur. Avec la participation de Jérémie Piquandet, directeur du Planning Stratégique, Insights Division Kantar, pour une chronique Insights spéciale Culture. Pour vous inscrire, c’est par ici.

(© Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon)