Chiffre 8 et ampoule signalant l'idée

8 idées pour repenser la distribution

Un dossier parrainé par Paris Retail Week

D'abord la crise sanitaire, aujourd'hui l'inflation – et toujours l'urgence climatique. Le contexte n'est pas simple, mais de nouveaux modèles de distribution émergent pour satisfaire les exigences d’une nouvelle génération de consommateurs à la fois plus responsables et plus connectés.

Le retail entre dans la boucle

L’occasion finira-t-elle par ringardiser le marché du neuf ? Au moment où l'inflation atteint des sommets, c'est le moment ou jamais pour le réflexe circulaire de s'inscrire durablement et massivement dans les usages. En tout cas, des acteurs toujours plus nombreux investissent et renouvellent ce territoire de marché.

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Le reconditionné a la cote. 37 % des Français ont déjà acheté un smartphone d’occasion selon le baromètre Recommerce début 2022. Mais l’absence de standard de qualité peut en refroidir plus d’un. Pour rassurer les consommateurs, le site de reconditionné français YesYes a décidé de miser sur la transparence et la proximité en ouvrant son premier magasin-atelier à Caen. Une douzaine d’autres points de vente devraient suivre.

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Plus d’excuses pour les marques qui n’auraient pas (encore) leur offre de seconde main. De la récupération des articles à leur réparation et à leur mise en ligne sur un site propre à chaque marque, le prestataire BtoB Faume se charge de tout. Isabel Marant, Balzac Paris, Aigle ou encore The Kooples ont déjà fait confiance à la start-up qui promet à ses clients d’attirer des consommateurs plus jeunes, férus de vintage. Même philosophie chez Freepry qui aide pour sa part les boutiques de mode à développer leur offre d’occasion aussi bien en physique qu’en ligne, grâce à un système de dépôt-vente.

© Cottonbro

Une livraison qui optimise son empreinte carbone

Alors qu’Amazon prépare le terrain à la livraison par drones, et tandis que le débat s'intensifie autour du quick commerce, de jeunes entreprises échafaudent des modèles alternatifs, quitte à prendre le contre-pied du « toujours plus vite ».

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Dans un monde rompu au quick commerce et à la livraison garantie 24h, parier sur la lenteur peut sembler audacieux. La « slow delivery » est pourtant une tendance qui monte, portée par de nouveaux acteurs de la livraison comme Rodéo qui promettent un service à la fois plus vertueux et moins cher pour les commerçants. Le principe ? Regrouper au maximum les commandes pour optimiser la livraison à des algorithmes d’intelligence artificielle, et réduire au maximum les trajets effectués. Qui sait, peut-être retrouvera-t-on de cette façon le plaisir d’attendre sa commande ?

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Gagner quelques euros pour livrer votre voisin à domicile, ça vous tente ? Voilà le concept développé par Shopopop, une plateforme de livraison du dernier kilomètre dite « collaborative » qui met en avant des valeurs d’entraide. C’est sur un principe similaire que s’est aussi monté Tut Tut, qui fait appel à des particuliers qui veulent arrondir leurs fins de mois comme livreurs occasionnels. Une solution qui a déjà embarqué des enseignes comme Decathlon, Auchan ou encore Jeff de Bruges.

© Kampus Prod

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Le charme vintage de la consigne refait doucement surface en France. Depuis quelque temps, les initiatives se multiplient, à l’image de La Tournée à Bezons (Val-d’Oise) et du Fourgon (Nantes, Lille, Dunkerque…) qui réalisent des tournées de livraisons – gratuites – de boissons consignées : lait, bières, jus de fruits… Une alternative vertueuse également adoptée par La Lessive de Paris, avec son produit naturel, fabriqué localement, consigné dans des bouteilles en verre et livré à vélo. Autant faire les choses jusqu’au bout !

L’automatique, c’est chic ?

Pour le meilleur ou pour le pire, la crise sanitaire nous a fait entrer dans l’ère du sans contact et de l’automatisation. Commodité certes, mais aussi une esthétique qui peut avoir un certain charme...

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« Try, take and go ». C’est le concept proposé par une expérience shopping d’un nouveau genre testée dans un centre commercial à Rennes. Une mini-boutique de vêtements (pas plus de 3 personnes à la fois) baptisée Komet Story, entièrement connectée et automatisée, qui permet d’essayer des articles après les avoir repérés sur une appli puis d’emporter avec soi celles que l’on veut en étant automatiquement débité à la sortie. Pratique pour les jeunes marques qui n’ont pas encore de vitrine physique mais pour la convivialité, on repassera.

© Try, take and go

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Le distributeur automatique, c’est toute une esthétique. Ajoutez-y une belle palette monochrome et des sacs de marque joliment présentés, et Instagram s’emballe. Il n’en fallait en tout cas pas moins à la jeune maison de mode Jacquemus pour faire parler d’elle et de son concept estampillé « fun retail ». C’est aussi le pari qu’a fait Tudor pour vendre ses montres, ou encore la marque de cosmétiques Lush. Le temps nous dira si l’heure des vending machines a de nouveau sonné ou s’il ne s’agit là que d’un éphémère coup de pub.

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La tendance a aussi percé du côté des agriculteurs, en particulier durant la crise sanitaire – distanciation sociale oblige. Fruits et légumes frais, viandes… Les casiers automatiques made in France par des acteurs comme le Casier français et Nature O Frais boostent la vente directe en circuit court. Voilà de quoi consommer responsable à n’importe quelle heure du jour et de la nuit !