Numérique et vie pro : 6 chiffres pour comprendre la nouvelle donne

Le 6 oct. 2021

Au cœur du quotidien des Français, les mutations du travail moderne cristallisent bien des incertitudes. Le ressenti des Français sur ces transformations en 6 chiffres, en partenariat avec Kantar.

63% des Français font confiance à leur entreprise pour préserver leurs données

Pour la majorité des Français, leur entreprise est en capacité de protéger leurs données personnelles au travail. Les entreprises font d’ailleurs acte de foi puisque selon 57% des employés, elles s’engagent dans cette voie. D’ailleurs, 59% d’entre elles ont accompagné ce discours par des mesures. Attention toutefois à la carence en matière de communication : seulement 38% des Français s’estiment suffisamment informés en ce qui concerne la protection des données et la circulation des informations sensibles en ligne.

93% des Français se savent surveillés

©Cottonbro

« Big Brother is watching you ». La maxime de 1984 est donc avérée pour une écrasante majorité de Français. Ces derniers semblent toutefois faire la part des choses : les sites d’e-commerce sont les premiers pointés du doigt (67%), suivis de très près par les réseaux sociaux (65%). L’entreprise quant a elle se retrouve en bas du classement avec 27% de Français pensant être surveillés par leur employeur.

La part idéale de télétravail s’élève à 45%

De plus en plus à l’aise avec le télétravail, les Français se trouvent plus autonomes (59%) et plus efficaces (57%) à la maison (ou ailleurs). Même si pour 45% des télétravailleurs, les interactions sociales manquent et que le travail en équipe est plus difficile (43%), nombreux souhaitent continuer à jongler entre présentiel et distanciel. La part de télétravail devrait atterrir prochainement à 30%, alors qu’elle était de 47% ces trois derniers mois. Cette modalité a pris une place importante chez les Français, 41% seraient prêts à refuser un travail si la part de télétravail n’est pas suffisante.

67% des employés voient la frontière entre vie privée et professionnelle s’amenuiser

©Vlada Karpovich

Ce chiffre s’élève à 73% pour les télétravailleurs. Selon 68% d’entre eux, cette frontière s’est réduite à l’arrivée des nouveaux modes de travail. Le télétravail a dans un sens, donner une plus grande autonomie aux collaborateurs, obligés de correspondre par voie numérique… mais pas n’importe comment. 58% des Français sont par exemple, prêts à interagir avec leurs collègues et poster des messages sur les réseaux sociaux de l’entreprise, contre 34% si le réseau en question est utilisé à titre personnel.

63% des employeurs n’auraient pas de politique de droit à la déconnexion

Très peu de solutions semblent être proposées aux employés. La plus répandue à 20% reste la définition de plages horaires strictes ou encore l’interdiction d’envoyer des emails avant ou après une certaine heure pour 11% des employés (15% pour les télétravailleurs. La réduction du volume horaire semble être la solution la moins prisée et s’élève à… 5 % ! La semaine de quatre jours n’est donc pas pour tout de suite.

49% des Français estiment les nouveaux modes de travail positifs pour l’environnement

Pour les Français, les nouveaux modes de travail sont bénéfiques non seulement pour l’environnement, mais aussi la performance économique, et l’inclusion. En revanche, ils craignent des effets délétères sur la parité, l’égalité entre salariés, l’écart entre générations et bien sûr, la sécurité des données personnelles et sensibles. Si les salariés semblent être circonspects en ce qui concerne les données personnelles, cette peur se calque bien sûr sur les résultats : 36% pensent y voir effet négatif.

Ces chiffres sont tirés de l'étude Kantar x L’ADN x Kaspersky, Les Français, la vie privée et les modes de travail de demain, septembre 2021.


<< L'Emission : « En cybersécurité, un collaborateur bien formé est le premier des remparts »


À suivre, Résolutions : « Nouvelles technologies, ancienne démocratie ?  » >>

Les Français et la transformation écologique en 6 chiffres

Le 2 juill. 2021

Pour 95% des Français, la lutte contre la crise climatique est un enjeu majeur

On aurait pu croire que le sentiment d’urgence s’atténuerait après la crise sanitaire mais ce n’est pas le cas : il perdure toujours pour 74% des sondés. D’ailleurs, ils s’informent activement sur le sujet pour 40% d'entre eux , notamment dans les médias traditionnels et sur les sites d’associations environnementales. Mais se considèrent-ils bien informés pour autant ? 87% le sont concernant le tri des déchets, 71% sur les causes et conséquences du réchauffement climatique. En revanche, ils ne sont que 30% à répondre par l’affirmative pour ce qui concerne l’action publique.

©Anna Shvets

Un Français sur deux estime qu’il a le pouvoir de changer les choses

Parmi le top 3 des actions qui font la différence pour les Français : opérer le tri systématique des déchets pour 82%, favoriser la consommation de fruits et légumes locaux pour 82% et éviter les produits en provenance de pays lointains pour 80%. Des comportements bien ancrés depuis un an. Toutefois, prendre les transports en commun (26%), limiter sa consommation de viande (23%) et les achats en ligne (22%) restent des gestes difficiles à changer.

70% des Français jugent l’État incapable d’agir contre la pollution des océans

L’État est d’ailleurs froidement jugé au sujet de sa gouvernance climatique : 70% doutent de sa capacité à lutter contre l’utilisation de produits chimiques dans l’agriculture, 61% contre la pollution de l’air ou 58% sur le sujet de la préservation des ressources d’eau douce. Toutefois, 49% des Français considèrent favorablement l’action publique en matière de déchets et de recyclage.

©Naja Bertolt Jensen

16% des sondés ont engagé des travaux d’isolation

La crise a donné envie aux Français d’améliorer leur habitat. Ils sont d’ailleurs 13% à avoir changé de contrat d’énergie pour se tourner vers un fournisseur plus « vert », un point de moins pour les utilisateurs de gaz (12%) et 3% ont installé des panneaux solaires à domicile.

62% estiment que nous devons en faire plus pour lutter contre le changement climatique

Les Français sont prêts à prendre leur part, mais ils attendent aussi une implication renforcée de tous les acteurs dans la transformation écologique. Pour 52% des interrogés, le gouvernement devrait accentuer ses efforts, suivi des entreprises (17%), des citoyens (16%), des acteurs publics locaux (8%), des banques (5%) et des associations (2%).

©Markus Spiske

93% pensent que la technologie peut aider dans cette transformation

Main dans la main, innovation et technologies peuvent aider à renverser la table pour une écrasante majorité de Français : 93% pensent qu’elles joueront un rôle important. 42% pensent même que la transformation écologique ne se fera pas sans. Le cloud n’aura jamais aussi bien porté son nom...

<< Revoir L'Émission : « Face au défi climatique, notre ambition est de réconcilier geste citoyen et enjeux industriels »

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6 chiffres pour mieux comprendre le nouveau consommateur

Le 21 avr. 2021

43% des Français encore très inquiets de la situation actuelle du coronavirus

En moins d’un an, le nombre de Français inquiets de la situation a chuté de 23% (66% en août 2020). Une bonne nouvelle pour le moral de la population. Les Français rationnalisent et s’adaptent à vivre le plus normalement possible, démontrant ainsi leur capacité de résilience. 60% d’entre eux estiment cependant que la situation actuelle a une incidence sur leur quotidien – un chiffre qui demeure stable (56% en août 2020).

25% fréquentent bien plus les petits commerces de quartier

© Actua Litte

Les commerces de quartier ont la cote ! Alors que 23% des interrogés fréquentent des plateformes comme Amazon ou LeBonCoin, ils sont un quart à leur préférer les commerces de proximité. D’ailleurs, 24% y dépensent plus qu’avant la pandémie lorsque qu’ils s’y rendent. Pour les accros au numérique, les magasins de quartier gagneraient à proposer des achats en click & collect (achat en ligne et collecte sur place). 62% des interrogés souhaiteraient en avoir la possibilité.

24% estiment que leurs achats en ligne seront plus importants qu’avant la pandémie

Si une habitude s’adopte en 21 jours, la fermeture des commerces pendant des mois a pérennisé celle des achats en ligne et permis l’avènement du click & collect. Même si 31% des Français n’ont pas effectué d’achats de ce type, ils n’en écartent pas la possibilité. Parallèlement, les achats en ligne vont durablement progresser puisque un quart des Français estiment qu’ils y recourront davantage qu’avant la pandémie.

© Cottonbro

Pour 90% des Français, la qualité est le critère n°1 dans un magasin physique

Lorsqu’on compare les attentes des consommateurs, selon que le magasin soit physique ou sur internet, certaines aspirations sont communes, mais d’autres divergent sensiblement. La qualité, le made in France, sont par exemple plébiscité sur les deux canaux (respectivement 90% et 86% ; 83% et 76%). Toutefois, les commerces en ligne se positionnent très naturellement sur la praticité et la profondeur de l’offre, tandis que le commerce IRL performe sur l’expérience et l’accueil.

34% des Français ont fait des changements radicaux dans leurs habitudes alimentaires

© Brooke Lark

Éthique, environnement ou ingrédients : les Français s’engagent, au point de pratiquer le boycott de produits ou de marques. Changer, ce n’est pas seulement exclure ou boycotter, c’est aussi privilégier : 64% d’entre eux consomment plus de produits locaux. Ils sont également 63% à avoir adopté une alimentation plus saine et 45% à porter une grande attention aux ingrédients. 39% surveillent l'impact environnemental. Si l’alimentation est un acte de survie, il est aussi un acte civique (59%).

76% des interrogés voient les efforts faits pour améliorer la qualité des produits alimentaires

Un bon point pour les acteurs du commerce ! Mais quels types actions ont justement été mis en place ? Une traçabilité claire (75%), préserver les héritages et traditions (70%) et réduire les emballages (69%). Sur la bonne voie, les commerces et industriels doivent se perfectionner. Les consomm’acteurs estiment pour 89% qu’il faut une meilleure et plus juste rémunération des agriculteurs, 88% souhaitent qu’ils réduisent leur impact sur la pollution de l'air et de l'eau, et 88% de mettre en place de nouvelles méthodes durables de production.

Ces chiffres nous ont été fournis par notre partenaire Kantar.


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Nouveau Monde, Nouveau Business : « Une chaîne de valeur efficace et proche du consommateur, le défi du commerce vertueux » >>

6 chiffres pour comprendre la relation des Français au streaming depuis le Covid-19

Le 26 janv. 2021

En mars 2020, l’environnement des Français s’est réduit à quatre murs et un écran. Le premier confinement a vu émerger de nouveaux (nouveaux) usages. De nouvelles demandes. Le streaming fait partie intégrante de ce paysage inédit qui a façonné la vie de millions d’individus et leur quotidien. Zoom sur ces pratiques.

51% des Français ont utilisé un service de streaming vidéo

Silence, ça zappe. Pendant plus de deux mois, films et séries ont habillé les longues journées et soirées des Français. Et ce, qu’importe l’âge. Même si la jeunesse (18-34 ans) l’emporte, ces usages sont suivis de très près par les personnes d’âge intermédiaire (35-54 ans), dont les nouveaux adeptes sont plus nombreux que leurs cadets (13% vs 10%). Mais les murs ont également des oreilles. Parallèlement à cette progression de la vidéo, l’audio monte également sur le podium avec 41% d’utilisateurs (4% de nouveaux contre 9% pour la vidéo).

©Dennis Sylvester Hurd

25% des individus ont surconsommé de la musique en streaming 

Allegro ! Changement de tempo pour les plateformes de streaming musicales. Les utilisateurs ont en effet profité du premier confinement pour monter le son. Une dynamique partagée côté vidéo : 42% des individus déclarent que leur consommation a augmenté. Regarder oui, mais pas n’importe quoi. Films et séries à la télévision, journaux télévisés et documentaires remportent la palme des programmes les plus regardés. Déception pour les émissions de téléréalité et jeux télévisés qui remportent la plus mauvaise note.

Les Français veulent s’évader à 34%

S’évader du contexte sanitaire est l’une des raisons pour lesquelles les Français ont utilisé un service de streaming. La raison principale reste la recherche d’une nouvelle source d’occupation (46%) pour pallier l’ennui des jours moroses. Avec la fermeture des lieux culturels, les Français ont également cherché à remplacer et combler le vide laissé par le cinéma (61%), les concerts, le théâtre et les musées (51%).

54% binge-watchent pour combler la perte de lien social

© Ella Don Unsplash

L’utilisation quotidienne des plateformes pallie la perte du lien social…qui s’est érodé sous l’impact de la distanciation sociale au fil du temps. 46% des Français s’y réfugient pour remplacer les sorties au bar ou en discothèque. Les services de streaming commencent à répondre à ce manque et aident à recréer du lien social. Twitch par exemple qui allie vidéo et chat, ou encore Teleparty, un service qui propose de regarder ses films et séries préférés ensemble (mais à distance). Hors musique et vidéo à la demande, l’outil de visioconférences Zoom a aussi trouvé des usages culturels insoupçonnés (concerts, opéra, théâtre…).

Deezer, numéro 1 des plateformes musicales

Cocorico ! La plateforme française règne sur le streaming audio, talonnée toutefois par Spotify (43%). Deezer recueille 6% de nouveaux utilisateurs depuis le premier confinement, contre 9% pour la plateforme suédoise. Tidal, le service de Jay-Z, n’est utilisée que par 1% des sondés, tout comme Qobuz. Néanmoins, côté vidéo, la France est à la peine : Canal+ (utilisée par 22% des sondés) se positionne derrière Amazon (36%) et Netflix (80%).

© Milan Markovic Getty Images

65% souhaitent faire perdurer leurs usages

Une grande majorité des utilisateurs ont adopté les services de streaming et souhaitent en faire une nouvelle habitude. L’enjeu de fidélisation est majeur, à l’heure où un tiers des utilisateurs hésitent encore à poursuivre leur pratique. Ils ne sont que 6% à considérer ces services comme une occupation temporaire et à souhaiter appuyer sur le bouton stop de leur abonnement.

Pour retrouver l'analyse complète de ces chiffres par Judit Pataki, experte Kantar, assistez mercredi 27 janvier au live Et Demain Notre ADN l'Emission, de 12 à 13 heures.

Une étude Kantar réalisée pour Et Demain Notre ADN, sur un échantillon de 1000 individus de 18 ans et plus, représentatif en termes de sexe, âge, région et profession, du 15 au 20 janvier 2021.


<< Utopies : « Les pièges d’un loisir sans limite

A suivre, Et Demain Notre ADN, L'Emission : Sébastien Duclos et Julien Godon, cofondateurs de Play Two >>

6 chiffres pour comprendre l’impact du Covid-19 sur la mutation des entreprises

Le 16 déc. 2020

20% des entreprises possédaient des bases solides pour faire face à la crise

Assises solides ou non, les entreprises ont, en 2020, fait face de manière équivalente à la crise. Néanmoins, les conséquences n’ont pas été similaires. 2019 était cette année de préparation. Une année où 18% des entreprises se préparent à être disruptées, 18% se donnent les moyens d’expérimenter, 22% intègrent les tendances émergentes dans leurs plan marketing et 30% expérimentent de nouvelles approches.

95% des dirigeants et grandes entreprises pensent que les dépenses en ligne vont croître

Conscients de cette demande de digitalisation, les commerçants et entrepreneurs tentent d’y répondre à leur rythme, sans pour autant avoir apporter la réponse nécessaire pendant la crise.  Aujourd’hui, ils sont 55% à prévoir plus d’investissement dans la digitalisation de leur business.

© Rebrand cities

+225% d’évolution de valeur pour les entreprises responsables

Respectueuses de la société et/ou de l’environnement, les entreprises qui s’engagent dans ces combats voient leur capacité de développement augmenter. 207% d’évolution lorsqu’elles sont plus respectueuses de la société, +225% pour l’engagement environnemental. Parallèlement, le potentiel de croissance s’expose à +55% pour les moins respectueuses de la société et +63% pour les moins vertes.

77 femmes au board des entreprises puissantes

Selon le classement BrandZ Top 100, parmi les 100 entreprises les plus puissantes au monde, 77 d’entre elles ont au moins une femme à un poste clé. En plus de l’avantage sociétal de l’inclusion, la valeur de la marque se voit multiplier par deux, et sa croissance par 10 sur cinq ans.

© Daria Shevtsova 

80% des entreprises ont facilité le travail à distance

Selon les employeurs, les entreprises ont réagi vite et bien pour protéger et soutenir leurs salariés : 89% estiment avoir facilité le télétravail, alors qu’ils sont 80% à l’avoir mis en place et seulement 40% à l’avoir accompagné par un guide de bonnes pratiques. Plus empiriques à la crise, les mesures d’hygiène nécessaires ont été prises par 79% des entreprises et 60% ont apporté un soutien psychologique aux employés.

64% des dirigeants et grandes entreprises pensent revoir leurs priorités à long terme

Un chiffre qui s’applique aux entreprises mondiales, en avance sur la France, qui voit ses entreprises miser sur le long terme à 58%. Le principal changement se concentrerait sur la réduction des coûts et des frais généraux. Un chiffre (39%) homogène sur le globe, qui atteint les 54% pour les entreprises de taille moyenne (101-250 salariés).

Ces chiffres nous ont été fournis par notre partenaire Kantar.

6 chiffres pour comprendre l’impact du Covid-19 sur la construction

Le 25 nov. 2020

Outre ses conséquences économiques, la crise du Covid-19 est aussi un accélérateur de tendances, et une source d'opportunités pour qui sait s'en saisir. Parmi les changements d'usages en cours et les nouvelles aspirations suscitées par la pandémie, quels sont ceux qui pourraient concerner les infrastructures ?

64% des Français pensent prioriser la voiture pour leurs prochaines vacances

Paradoxe de l’époque, le véhicule individuel a aujourd’hui le vent en poupe. Ce virage est engendré par la peur de voyager collectivement. Le secteur des transports en commun et de l’aéronautique sont bien moins plébiscités, voire mis de côté au profit de l’automobile. 64% de Français envisageant de prendre le volant pour leurs vacances dans les 12 prochains mois, dont 46% sans hésitation. Une tendance dont il faudra vérifier la consistance avec l’évolution de la crise sanitaire, mais qui mettra de fait l’accent sur les infrastructures routières.

©Vincent Ghilione

+240% d’utilisation du vélo aux Pays-Bas

Malgré ce retour en grâce de la voiture, les moyens de mobilité durable continuent leur percée. Aux Pays-Bas par exemple, on a constaté une forte augmentation de l’usage du vélo aux heures de pointes – toutes choses égales par ailleurs. Prenons ainsi l'exemple du 22 mars 2020, à 15 heures : tandis que l'usage du vélo était en hausse de plus de 240% et la circulation à pied augmentait de 130% par rapport à un jour standard, l’utilisation de la voiture diminuait de 40% à la même heure. La problématique reste la même que précédemment : les infrastructures devront s’adapter, si ces habitudes perdurent après la crise.

12% des Français envisagent de déménager

Bien plus que ses voisins européens, les Français sont sujets à la tentation d’un ailleurs. Ils ne sont que 9% en Espagne, 6% en Italie, et 4% en Allemagne et au Royaume-Uni. Toutefois, un paradoxe est à relever : en quittant les grandes villes pour la campagne ou les villes moyennes, les Français n’amèneraient-ils pas les problèmes qu’ils pensaient quitter dans leurs valises ?

©Erda Estremera

47% des Français souhaitent le retour du Made In France

Ils étaient 30% à la mi-mars et sont aujourd’hui 47% à souhaiter que les entreprises françaises rapatrient leur production et leurs usines en France. C'est un souhait très marqué en France, bien plus que la moyenne européenne plafonnant à 28%, ou aux États-Unis (30%).

67% des Français rêvent d’une ville écologique

La crise sanitaire a accéléré, voire bouleversé, la liste des aspirations des Français en termes de ville. Tandis que certains espèrent une ville plus culturelle (31%), innovante (33%), ou économe (39%), la grande majorité des Français souhaitent désormais que leur commune soit résolument plus verte, plus écologique.

©Victor Garcia

60% des Français souhaitent l’amélioration des réseaux de transport urbain

La création et l’aménagement des pistes cyclables sont la priorité pour 39% d’entre eux. Les Français, dans une large part, souhaitent pour leurs infrastructures une approche résolument verte : une amende pour les personnes qui jettent leurs déchets (33%), l’utilisation de l’énergie solaire pour éclairer la ville (27%) ou encore la végétalisation des façades (12%).

Ces chiffres nous ont été fournis par notre partenaire Kantar.


<< Et Demain Notre ADN, L'Émission : « Traiter de la question écologique, c'est traiter de la question des infrastructures et des réseaux »


A suivre, Idées : « Il n'est plus possible de construire contre la nature » >>

6 chiffres qui éclairent la beauté à l’ère du Covid

Le 27 oct. 2020

Deux fois moins d'occasions de se maquiller en mars

Le secteur du maquillage a été fortement impacté par le confinement, le port du masque et le déploiement du télétravail. En France, les occasions d’usage des produits de maquillage pendant le confinement ont été réduites de 50% au mois de mars. Et les contraintes professionnelles n'y changent pas grand chose ! Au Royaume-Uni par exemple, deux femmes sur trois déclarent utiliser moins de maquillage, voire pas du tout, pour les meetings vidéo. Depuis le déconfinement, la tendance No Make-up se confirme : entre mai et juin 2020, le segment maquillage est en retrait de 17% en valeur. L'hygiène et le soin à l'inverse continuent leur croissance sur la période.

©Elements5

29% des Français déclarent avoir acheté des cosmétiques en ligne depuis la pandémie 

Et pour environ 8% d'entre eux, c'était la première fois qu’ils achetaient des produits de beauté en ligne. En croissance constante avant la crise, le e-commerce explose depuis le printemps. Face à aux nouvelles attentes en matière de shopping beauté, la transformation des marques s’accélère : présence sur les market places, targeting, différenciation, sans oublier la dimension de services et conseils en ligne, qui aident à abolir la distance avant de commander.

Le shopping a manqué à 28% des Français

©Kyre Song

Même si les nouvelles technologies s'affutent pour nous permettre de choisir sans se tromper une couleur de fond de teint ou une coloration capillaire – merci la réalité augmentée ! – rien n'y fait : la chaleur humaine nous manque, même dans les magasins. C'est encore plus vrai pour le secteur de la beauté, où la découverte, le sensoriel et le conseil remontent comme facteurs clés dans l'expérience d'achat. Au moment où le contexte sanitaire complexifie cette dernière, les outils numériques peuvent aussi contribuer à transcender la distanciation sociale en magasin.

La beauté s’ancre dans le responsable pour 20% des Français

Près de 20% des consommateurs associent les marques d’hygiène et de beauté à la responsabilité sociale et environnementale, alors qu’ils étaient seulement 10% en 2016. Ce n'est plus une tendance, c'est une lame de fond que les entreprises ne peuvent plus ignorer. Pour répondre aux attentes d'un consommateur ultra-informé, voire militant, la transparence, l'authenticité et l'engagement des marques sont cruciales. Au début de la pandémie, les images de toute une industrie réorientant ses machines pour produire un gel hydroalcoolique cruellement manquant, resteront bien sûr dans les mémoires. Mais les causes qui font sens pour le secteur ne manquent pas, entre lutte contre le réchauffement climatique, protection des océans, respect de la biodiversité ou engagement humanitaire...

60% des Français déclaraient faire plus attention aux prix

Continuer à se faire plaisir, mais pas à n’importe quel prix ? C’est en tout cas ce que pensent, depuis le mois d'août, plus de la moitié des Français. En mars, ils étaient 33% à afficher cette même prudence. Une progression qui illustre bien les inquiétudes sur le pouvoir d'achat, dans un climat qui demeure incertain. Dans le secteur de la beauté, cette nouvelle modération pourrait bénéficier aux marques creusant le sillon du luxe accessible, comme KylieSkin ou The Ordinary.

En douze ans, les marques innovantes sont devenues bankables

Et si l’innovation était la clé pour survivre à la crise ? Les marques perçues comme très innovantes sont aussi celles dont la valeur de marque a le plus progressé au cours des 12 dernières années (+273%). L’innovation rend les marques plus résiliantes : après la crise financière de 2008, un retour à la croissance presque 2 fois plus rapide pour les marques les plus innovantes a été constaté.

Ces chiffres nous ont été fournis par notre partenaire Kantar

(sources : Kantar division Worldpanel – Panel Beauty, France et UK, Baromètre Kantar Covid-19, BrandZ Monde 2020)


<< Mutations : « Au temps du coronavirus, la beauté 2020 accélère sa mue »


A suivre : Et Demain Notre ADN L'Emission avec Hervé Navellou Directeur Général de L'Oréal France >>

6 chiffres pour comprendre la transition énergétique des Français

Le 14 oct. 2020

L’environnement inquiète 65% des Français

Tandis que pour 45% d’entre eux, le niveau d’inquiétude reste stable, 20% des Français estiment que leur éco-anxiété est plus aiguë depuis la pandémie. Quels sont les sujets prioritaires, à leurs yeux ? Favoriser la production locale, pour les plus de 55 ans et réduire le gaspillage pour les 18-34 ans.

En 2030, 40% de d’électricité produite en France sera renouvelable

La consommation d’énergie représente près de 70% des émissions de gaz à effet de serre dans notre pays. Le plan de relance présenté par le gouvernement consacrera 30 milliards d’euros à la transition écologique, parmi lesquels une part ira au développement des énergies de demain, faiblement carbonées. Au niveau mondial, l’Agence internationale de l’Énergie estime que la demande d’énergie devrait augmenter de plus de 25% d’ici 2040.

©Min An

14% de la population ont souscrit à une offre d’électricité verte

L’impact environnemental d’une offre d’énergie est un levier de souscription fort pour les Français, après le critère de prix. D’ailleurs, 10% de la population a souscrit à une offre de gaz vert ou de biogaz. Le potentiel de ces offres est bien réel, à la condition toutefois que les offres soient claires et transparentes.

29% des Français souhaitent que les marques soient moteur du changement

Cette attente est d’ailleurs la première des consommateurs. Entre le mois de mars et le mois d’août 2020, ce souhait a même conquis 6% de Français supplémentaires. Les plus exigeants vis-à-vis des marques sont les 18-34 ans (37%), puis les 35-54 (26%) et les plus de 55 ans (25%).

56% des Français portent davantage attention à l’origine de leur consommation

Des questions telles que les circuits courts ou la souveraineté suscitent un fort intérêt depuis la crise. 47% des Français souhaitent d’ailleurs que les entreprises relocalisent leur production. Des attentes en phase avec les tendances du marché de l’énergie : développement des énergies renouvelables sur le territoire et renforcement de l’indépendance énergétique.

©Kaboompics

18% des Français souhaitent rénover leur domicile

École en ligne, télétravail, sport à la maison, shopping sur Internet… Le logement est devenu une valeur-refuge, à partir duquel se développent de nouveaux comportements. Les fournisseurs d’énergie auront un rôle important à jouer auprès des propriétaires pour les aider à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments. Un sujet essentiel, quand on sait que les bâtiments sont responsables à 19% des émissions de GES.

Ces chiffres ont été fournis par notre partenaire Kantar.


<< Et Demain Notre ADN L'Emission, avec Adeline Duterque, directrice du Centre de recherche Crigen Lab Engie


A suivre : Idées, un entretien avec Daniel Hissel, spécialiste de l'hydrogène >>

6 chiffres pour comprendre la relation des Français à leur assureur

Le 30 sept. 2020

7,1/10 en termes d’expérience client

Malgré un déficit d’amour et de dynamisme perçu, le secteur de l’assurance est pourtant en tête de l’expérience client depuis plus de 15 ans. Il devance même l’industrie automobile (7/10), et se retrouve loin devant le service public (6/10). Les acteurs du secteur savent y faire en matière de « care », en gérant par exemple la densité émotionnelle d’un sinistre.

44% des Français à rassurer

Parallèlement à la peur ressentie des Français face à la situation, les assureurs – qui ont l’habitude de gérer ce sentiment – se retrouvent également face à une inquiétude plus vaste sur l’avenir, concernant 62% des interrogés.

© Grace Madeline

69% des Français pensent passer plus de temps à domicile

La maison devient une valeur-refuge, d’où se déploient de nouveaux usages de plus en plus virtuels. Ainsi, 77% des Français pensent que les achats en ligne vont augmenter, tout comme les réunions de travail en ligne, pour 69%. De nouveaux comportements qui créent aussi de nouveaux territoires pour les assureurs.

34% consomment plus local

De nouvelles habitudes se créent pour l’ensemble des Français. Prendre soin de soi et de ses proches, dans une optique responsable, est désormais une priorité pour les Français, notamment chez les 18-34 ans qui, depuis la pandémie, veulent acquérir de meilleures habitudes environnementales, en tête de leurs priorités. L’assurance peut accompagner ce mouvement, notamment lorsqu’elle promeut les démarches responsables, comme en poussant ses sociétaires et clients vers le marché automobile de seconde main.

© Jan Fillem

12% des Français seulement pensent que le secteur s’est engagé

Le secteur de l’assurance n’a pas réussi à se distinguer pendant la période. Alors que pour 62% des Français, les métiers de première ligne, tels que la distribution, se démarquaient par leur engagement, la banque / assurance se retrouve en milieu de classement sectoriel. À noter toutefois : un effort apprécié de proactivité de l’assurance dans la relation.

29% des Français souhaitent profiter plus de la vie

Le secteur de l’assurance se penche d’ailleurs sur des modèles complémentaires à sa mission principale, en accompagnant les foyers vers de nouvelles expériences, par exemple culturelles ou pédagogiques.

Ces chiffres ont été fournis par notre partenaire Kantar.

<< L'Emission avec Adrien Couret, Directeur Général MACIF : « La crise nous conforte plus que jamais dans notre mission de solidarité et de protection »


A suivre : Idées, entretien avec Violaine Lepousez, ingénieure, spécialiste des risques liés aux impacts du changement climatique >>

6 chiffres qui racontent les Français et leur maison au temps du Covid

Le 17 sept. 2020

Le confinement a obligé de nombreux Français à porter un nouveau regard sur leurs maison et jardins, et à adopter de nouvelles habitudes de vie. Quelles sont-elles ? Seront-elles pérennes ?  Réponses avec 6 chiffres qui parlent du rapport des Français à leur domicile, pendant cette période très particulière.

La maison est encore un bureau pour 40% des Français

©Sarah Pflug

Alors que 35% des Français ont repris le chemin du travail au mois de mai, 40% des salariés ont quant à eux maintenu leur bureau à domicile.

52% des Français souhaitent manger plus sainement

Si la cuisine a été le dérivatif healthy par excellence pendant toute la durée du confinement, ces saines habitudes ont visiblement perduré. 53% ont testé de nouvelles recettes au mois d’avril contre 43% un mois plus tôt. La recherche d'équilibre est toutefois présente : 44% des personnes interrogées au mois de mai essayent de faire plus d’exercice qu’au mois de mars (32%).

©Brooke Lark

62% des Français ont passé plus de temps à s’occuper de leur jardin

Habituellement, un Français consacre déjà 6,4 heures par semaine à l’entretien de son jardin. A la faveur du confinement pourtant, une large majorité (62%) déclare y avoir passé beaucoup plus de temps . Idem pour 58% des personnes pouvant accéder à une terrasse ou un balcon. Les raisons derrière ce surinvestissement ? 55% pour des raisons de santé et de bien-être, et 53% comme espace de loisir et de reconnexion avec la nature.

23% des interrogés considèrent leur jardin comme un espace fonctionnel

©Arno Smit

Tous les jardiniers ne se ressemblent pas. On peut distinguer parmi eux 6 grandes familles. 23% d’entre eux sont pragmatiques, 19% sont quant à eux passionnés par la nature, 17% y développent leur créativité, 16% sont perfectionnistes et le veulent parfaitement entretenu et 13% cherchent à y joindre l’utile à l’agréable, et le considèrent comme un lieu de convivialité.

18% des Français ont un projet de rénovation à 12 mois

Alors que 12% prévoient de vivre ailleurs en cas de nouveau confinement, 18% comptent bien adapter leur logement en lançant un projet de rénovation. Les achats pour la maison et le jardin ont d’ailleurs bondi : 64% des jardiniers ont fait un achat pour leur jardin, terrasse ou balcon, 23% ont plus dépensé, 46% de ces achats sont focalisés autour des fleurs, arbres et graines. Parallèlement, 25% d’entre eux ont fait un achat de loisirs, mobilier de jardin, barbecue, jeux…

©Milivoj Kuhar

25%, c’est la contribution du facteur réputation dans le déclenchement d'un achat pour la maison

Au-delà de la pertinence de l’offre produits et services, la réputation est désormais un facteur-clé de réussite pour les enseigne maisons et bricolage, aussi bien en volume qu’en valeur. Ce critère devance même la praticité ou la spécialisation, aux yeux des consommateurs.

Ces chiffres ont été fournis par notre partenaire Kantar.


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6 chiffres pour comprendre l’impact du Covid-19 sur la culture

Le 8 juill. 2020

22 milliards d’euros

C’est la perte de chiffre d’affaires attendue pour 2020 pour les secteurs culturels, telle qu’estimée par le ministère de la Culture dans un premier chiffrage. À savoir : en France, 1,3 million d’individus vivent, directement ou indirectement, des industries culturelles et créatives – dont la contribution au PIB pèse 1,9 fois plus lourd que celle de l’industrie automobile, selon le cabinet EY.

85% des internautes ont consommé des biens culturels dématérialisés

©Michela Simoncini

Entre réseaux digitaux, e-book, visites guidées de musées et plateformes de vidéo à la demande, les Français ont eu un appétit pour la culture gargantuesque pendant le confinement. L’art et la culture, bons pour la santé mentale ?

30% des Français souhaitent retrouver rapidement les cinémas

Au mois de mai, ce chiffre s’élevait à 22%. Il évolue parallèlement à l’envie de retrouver les musées et expositions, qui concerne aujourd’hui 15% des Français. Toutefois, la peur du Covid-19 se fait toujours ressentir : 39% des Français ne sont pas à l’aise à l’idée de revenir au cinéma dans les six mois à venir.

©Free Photos

1,1 million de billets de cinéma vendus en une semaine

Entre le 22 et le 30 juin, 90% du parc cinéma était ouvert sur un total de 6000 écrans, alors que Médiamétrie annonçait 18,7 millions de Français faisant part de leur envie de retrouver les salles obscures…

59% repoussent leur participation à un évènement public à plus de six mois

Ils ne sont que 14% à être à l’aise pour participer, mais pourraient être 30% d’ici trois mois. Les plus demandeurs sont les 18 – 24 ans qui souhaitent plus de fun, de liberté, de fêtes, de festivals et de concerts.

©Brian Omura

41% des 18 – 24 ans déclarent que le cinéma et le théâtre leur manquent

Soit 11% au-dessus de la moyenne nationale. 22% citent également les musées et expositions contre 15% pour le reste de l’Hexagone. Toutefois, ils restent 12% à ne pas être à l’aise pour participer à nouveau à un évènement public.

L’ensemble de ces chiffres ont été fournis par notre partenaire Kantar.

6 chiffres pour comprendre l’épargne des Français au temps du Covid

Le 24 juin 2020

74% des Français sont inquiets

Les Français sont pour une grande majorité inquiets quant aux conséquences économiques de la crise du coronavirus. Il faut savoir qu’au mois de mars, ils n’étaient « que » 61%. Un chiffre en constante augmentation depuis. Ils pensent notamment qu’il « faudra beaucoup de temps pour que l'économie se redresse et il y aura un impact à long terme sur l'emploi et les entreprises ».

32% estiment que la crise a eu un impact sur leurs revenus personnels

En plus d’être inquiets de la crise, un tiers des Français sont déjà touchés dans leur situation financière personnelle. Et 64% d’entre eux sont impactés ou pensent l’être à court terme sur leurs revenus personnels.

40% des Français ont une épargne conséquente

En matière d’épargne, la France se divise en trois catégories : les épargnants avertis (5%) où prise de risque et autonomie évoluent ensemble, les prudents (40%) disposant d’une épargne disponible conséquente, souvent placée sur le compte courant ou le livret A, et les contraints (51%) sans épargne ou disposant de moins de 7500 euros. Un Français peut faire évoluer son profil d’épargnant à partir du moment où un projet concret émerge. Le besoin ? Mieux comprendre ce que l’on fait avec son argent. Leur placement préféré ? Le livret A (collecte record de 5,5 milliards d’euros en avril 2020, vs un peu moins de 2 milliards en avril 2019).

68% sont davantage favorables à l’investissement local

Les consommateurs adoptent de nouveaux comportements. Alors que plus de la majorité préfère acheter des biens et des services locaux, ils sont 50% à se sentir concernés ou engagés par la RSE (responsabilité sociétale des entreprises). Ce comportement les pousse donc à investir social et responsable, et dans l’économie réelle.

©Clay Bank

150 000 nouveaux investisseurs en bourse

Des primo-investisseurs en bourses font leur apparition quasiment en même temps que le début de la crise. Un moment où l’achat de titres dépasse significativement les ventes. Pourquoi ? Possiblement le retour d’un conseil patrimonial et bancaire fort, qui a pu tirer des enseignements de la crise de 2008, où les investissements en bourse se faisaient rares. Ce qui aurait joué à l’époque dans l’accélération de la crise économique.

19% estiment essentiel de pouvoir échanger avec leur conseiller

Nul besoin de photo finish : à la faveur de la crise, de nombreuses pratiques de la vie quotidienne se sont fortement digitalisées. Les Français ont dû s’adapter afin de pouvoir travailler, mais aussi… épargner. En effet, 2 Français sur 10 découvrent l’importance d’Internet dans leur épargne, indispensable pour être autonome (12%). Toutefois, 19% estiment essentiel de pouvoir échanger avec leur conseiller sur la question. Néanmoins ils demeurent 21% à s’être sentis démunis pour agir sur leurs placements.

L’ensemble de ces chiffres ont été fournis par notre partenaire Kantar.

6 chiffres pour comprendre l’impact du Covid-19 sur les médias

Le 10 juin 2020

Les médias ont joué un rôle clé auprès des Français pendant le confinement. Quels enseignements peut-on tirer de la consommation côté média pendant ces deux mois ? On fait le point avec Kantar.

+44 minutes d’écran par jour en moyenne pour les Français

Ces minutes supplémentaires portent à 4h29 leur temps d'écran quotidien en mars 2020. Une augmentation qui évolue parallèlement au volume de consommation d’informations télévisées. En effet, 82% des Français se sont informés prioritairement via le petit écran. L’allocution du 13 avril d’Emmanuel Macron a rassemblé 36,7 millions de téléspectateurs, contre 19 millions pour la finale de la coupe du Monde de 1998.

60% des Français se sont prioritairement informés par la presse

©Congerdesign

Dont 48% pour la presse en ligne. Quant à la radio, 36% choisissent prioritairement ce canal. Sur un an, le support a gagné plus de 18% d’audience grâce aux auditeurs en ligne. Les podcasts entrent également dans l’équation. Les Français en sont de plus en plus friands : 44 millions d’écoutes entre le 17 mars et le 24 mars, soit une augmentation de 20% en comparaison avec une semaine classique.

1 Français sur 3 a utilisé une plateforme au cours des 12 derniers mois

Ils sont désormais 18 millions à zapper sur les différentes plateformes : Netflix, Amazon Video, DisneyPlus, OCS… En deux ans, ces dernières ont attiré 5,8 millions de spectateurs français supplémentaires. Aux États-Unis, les abonnements ont été multipliés par quatre pendant la période de confinement, pour un coût d’acquisition pratiquement nul. En 2019, Netflix a représenté 13% du trafic internet.

©Dominic Smith

1 milliard de visites pour les marques médias

Une augmentation de… 111% sur la période du 17 au 24 mars (vs. une semaine normée) ! Rien que ça. Les marques ont multiplié les initiatives : attestations de sorties imprimées dans la presse quotidienne régionale (PQR), masques fournis, offres d’espaces de publicité aux associations. Les abonnements numériques mais aussi papier ont augmenté durant la période. Et Le Canard Enchainé est arrivé en ligne !

36% des Français font confiance à la presse écrite

Elle se place en tête devant la radio (32%) et la télévision (29%). A l’inverse, les réseaux sociaux cristallisent la méfiance des Français (48%).

©Lisa Fotios

47% des Français ont augmenté leur consommation de réseaux sociaux

Et pourtant malgré cette méfiance affichée, nombreux sont les Français qui admettent les avoir plus utilisés. Rupture du lien social ? Sûrement. En parallèle, 45% des Français ont augmenté leur usage des messageries instantanées, 54% d'entre eux leur surf Internet. La télévision linéaire voit son usage augmenter chez 49% des Français.

L’ensemble de ces chiffres ont été fournis par notre partenaire Kantar et proviennent du Baromètre Covid-19 vague 4 et de Dimension 2020, division Media Kantar.

6 chiffres pour comprendre les relations sociales et amoureuses au temps du COVID-19

Le 27 mai 2020

65% pensent que le pays sera différent de ce qu’il est aujourd’hui

Un état des lieux illustrant le tournant d’après crise. Le changement est vu de différentes manières par les Français. Ils sont d’ailleurs 45% à penser qu’il sera positif contre 18% à le percevoir comme négatif.

49% estiment un retour à la normale d’ici juillet – août

Même si ce retour à la normale n’en sera pas vraiment un. En effet, 81% des répondants estiment maintenir la distanciation sociale et les gestes barrières. Sachant que le cerveau a besoin de 21 jours pour adopter une nouvelle habitude, celles-ci pourraient rester.

Restaurant vide.
©Chris Liverani

68% ne souhaitent pas se rendre dans un café ou un restaurant

Un constat qui percute celui des célibataires estimant pour 52% qu’il est plus difficile d’aborder quelqu’un dans l’espace public, et cela bien avant le début de crise. Ce chiffre risque malheureusement d’augmenter sur fond de Covid-19.

A 26%, les Français veulent réagir ensemble

Mesuré sur plusieurs vagues, le sentiment de crainte des Français suit une tendance haussière, passant de 7 à 11%. Parallèlement le sentiment du collectif refait surface accompagné du sentiment de pouvoir ressortir plus fort de cette crise… ensemble. 

75% évitent les contacts sociaux non essentiels

La crise a accentué les craintes, mais n’interdit pas l’espoir. Même si la distanciation sociale est devenue la norme pour 81% des Français, et qu’ils sont désormais 26% à télétravailler, ces derniers pensent cependant que les changements seront positifs à 45%.

Couple se tenant la main.
©Phuoc Le

24% des célibataires ont peur de finir seuls

Il y a des périodes dans l’année où le sentiment de solitude est plus fort qu’au quotidien. La crise va-t-elle jouer sur ce chiffre ? Toujours côté célibataires, 39% souhaitent d’abord partager une passion ou un loisir, 42% recherchent une relation durable et 71% estiment qu’il est bien vu d’être célibataire. 

*données Kantar

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